Inazô Nitobe est né à Morioko, Japon, en 1862. C’était le troisième fils de la famille. À 7 ans, il fut adopté par son oncle Tokitoshi Ôta et il déménagea à Tokyo. Une fois diplômé de l’École d'Agriculture de Sapporo, il poursuivit ses études aux États-Unis et en Allemagne et, revenu au Japon, il occupa divers postes dans le domaine de l’éducation. Il fut entre autres professeur aux universités de Tokyo et de Kyoto et enseigna à de nombreux futurs dirigeants de la société japonaise. En 1911, il enseigna dans six universités des États-Unis comme premier professeur remplaçant du Japon. Au Japon il lutta pour compenser le début tardif de l'éducation des femmes et consacra beaucoup d’énergie à l'établissement de l’Université des Femmes de Tokyo, en devenant son premier président en 1918.
Il assista à la mise en place de la Société des Nations en 1920 et resta à Genève en tant que Vice Secrétaire Général jusqu'en 1926. Le Dr Nitobe Inazô fut chargé d’établir un rapport sur l’espéranto et la question des langues à la Société des Nations, et en août 1921, il participa au 13ème Congrès Universel d’espéranto à Prague. Son rapport à l’Assemblée Générale de la Société des Nations fut le premier rapport objectif sur l'espéranto par un représentant officiel de haut rang d'une organisation inter-gouvernementale. Bien que la Société des Nations n'acceptât pas sa recommandation, les politiques et pratiques linguistiques des organisations inter-gouvernementales, ainsi que des organisations internationales non-gouvernementales, doivent toujours répondre exactement aux mêmes questions que celles que souleva alors Dr Nitobe.
Le rapport consistait en trois parties :
(Le rapport intégral de Nitobe)
Inazô Nitobe travailla aussi comme Directeur général de l'Institut des Relations Pacifiques au Japon, et consacra sa vie à la paix. Il mourut en 1933, alors qu’il participait à la Conférence sur la Paix au Canada. En hommage aux contributions de Nitobe à son paix, le Japon a mis son portrait sur les billets de 5000 yens en 1984.
Cependant, pour beaucoup Nitobe est plus connu comme auteur du livre Bushidoo - Soul of Japan (écrit en anglais).
Sources : Nitobe Memorial Museum, "Vers la démocratie linguistique"